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Les 4 niveaux d'implication du Logiciel Libre (ou Open Source) en entreprise

Bon,

Je me lance dans ce post, car je répète souvent qu'il y a, à mon humble avis, 4 niveaux d'implication des entreprises dans le Logiciel Libre (ou Open Source). Je vais tenter de les expliciter, une fois pour toutes.

Tous les commentaires sont bienvenus !

Premier niveau

Le LL est utilisé dans l'entreprise depuis quelques temps déjà. Il y existe car au moins une ressource le maîtrise. Cette ressource a choisi le LL pour s'affranchir de démarches internes (achats, budgets..) souvent contraignantes. Et après tout, cette ressource-là est persuadée, à juste titre, que le LL dans tel ou tel cas est une solution stable, robuste, maintenable, etc. De plus c'est gratuit, donc... Cette entreprise-là se place en simple consommateur du LL: quand on a un problème, on demande à la communauté d'être aidé. En général, sans aucune contre-partie.

Deuxième niveau

Il est dit dans l'entreprise que le LL existe. Des logiciels LL sont placés au catalogue de la société, comme briques à utiliser dans les projets. Dans cette entreprise-là, au moins, le LL a une vraie place. Il n'y a plus qu'une seule ressource maîtrisant le LL, mais plusieurs, car l'entreprise a bien compris qu'il y avait un risque à ne voir maîtrisées ces technologies que par une seule (ou un tout petit nombre) de ressources. L'entreprise oriente alors ses recrutements, en exigeant des nouveaux arrivants de connaître telle ou telle technologie libre. Consciente que la survie de l'entreprise dépend, en partie, de ces technologies, l'entreprise donne du temps à certaines de ces ressources pour contribuer à des projets Libres. Ça va de quelques bugs reports à l'écriture de patches. Rarement plus. Dans les entreprises les plus en avance qui se situent dans ce deuxième niveau, on trouve même un "quota de temps de travail" à consacrer au LL.

Troisième niveau

Non seulement l'entreprise contribue au projet, mais elle l'aide financièrement. Ça va de quelques dons en nature (on recycle de vieux serveurs par exemple, en les donnant à un projet qu'on aime bien, ou qu'on utilise de manière intensive), au sponsorship actif de quelques hackers pour coder tel ou tel patch, ajouter telle ou telle fonctionnalité dont elle a besoin pour son business. Parfois, la société sponsorise un évènement sur un ou plusieurs LL qu'elle utilise. Elle témoigne ouvertement de son utilisation du LL en question, et en est fière. On voit fleurir ça et là plusieurs entreprises qui se situent à ce niveau d'implication dans le LL. On doit tous s'en réjouir. À mon avis, les entreprises qui en sont encore au niveaux inférieurs payeront un jour, d'une façon ou d'une autre, leur manque d'implication dans le Libre.

Quatrième niveau

L'entreprise est plus qu'impliquée dans le LL, puisqu'elle est elle-même le support d'un ou plusieurs LL. Il devient difficile de définir au sein de l'entreprise ce qui est de l'ordre de la communauté de ce qui est de l'ordre du business. Parfois, la frontière est résolument floue. C'est grâce à elle que tel ou tel LL avance plus vite. Elle embauche même des hackers dudit LL, et ils ont toute latitude pour le développer au sein même de l'entreprise. On leur demande en guise de rétribution d'aider (au niveau du support professionnel que l'entreprise propose à ses clients) les clients qui ont des problématiques complexes, ou des besoins importants. Au final, l'essor de ce LL en particulier est très important, car, après tout, ce n'est qu'une question de temps pour que le LL dépasse le logiciel propriétaire. Cependant, le LL n'est pas menacé pour autant. Même si cette entreprise venait à disparaître (les cas sont nombreux), le LL qu'elle a supporté pendant des années continue à vivre, au travers d'autres sociétés, ou tout simplement de particuliers, simples contributeurs acharnés, tout simplement grâce à la licence de ce LL qui garanti qu'à aucun moment, aucune société ne peut "prendre la main dessus". A tout moment, le groupe de core-hackers peut, grâce à cette licence Libre, "forker" ou créer un nouveau logiciel sur les bases de l'ancien, en toute légalité. Ainsi, il se créée un équilibre harmonieux entre LL et business, car chacun y trouve son compte. Les hackers peuvent vaquer à leur passion, et l'entreprise qui les emploie trouve un moyen de rentabiliser leur activité, de plusieurs façons: tout d'abord, la notoriété, qui permet à telle entreprise de justifier de son expertise dans tel domaine, et du coup, vendre du consulting, du support, des audits...


Pour ma part, j'ai eu la chance de progresser dans des entreprises où j'ai pu passer au fil du temps, du premier niveau au quatrième niveau. Je suis heureux d'être aujourd'hui dans une entreprise qui fait partie du Libre, et je pense sincèrement qu'il en est de même pour tous au sein de Dalibo.

PostgreSQL Day France 2008 : un réel succès!

WOW!!!!

C'est tout ce qui me vient à l'esprit au moment où j'ai enfin un peu de temps pour écrire ce qui a bien pu se passer samedi dernier à Toulouse...

La journée a été un franc succès, je crois que tous ceux qui y ont participé pourront en témoigner. Un énorme merci à nos intervenants, ils nous ont préparé des présentations de grande qualité. À ce sujet l'un des intervenants m'a confié, au sujet de nos relectures (Stéphane et moi): « Merci beaucoup pour vos relectures, on n'est vraiment pas habitué à avoir un retour de cette qualité sur les présentations! »... Tu m'étonnes... C'est qu'on le voulait de qualité notre PgDay, on y a travaillé pendant près de 3 semaines avec Stéphane! Bon évidement, pas à temps plein, nous avons pas mal de clients qui auraient râlé (fort) autrement !

Un grand merci à tous ceux qui ont participé de près ou de très loin à cette journée. Merci aux sponsors (;-) sans lesquels les participants n'auraient pas eu un sac de goodies aussi plein! (eh oui, il fallait être là, tant pis pour les absents...). Le repas de midi c'est vraiment bien déroulé aussi, le restaurant "Café à la une" à Toulouse nous avait préparé un buffet copieux et raffiné. Le petit vin du coin était pas mal aussi (hipss).

Ce que je retiendrai de la journée

PostgreSQL a le vent en poupe, c'est indéniable. Je suis à peu près persuadé que c'est d'ailleurs en France qu'il est le plus utilisé au niveau Européen. Voilà bientôt 4 ans que nous faisons tout ce qu'il faut pour que notre SGBD favori soit reconnu à sa juste valeur... Quand je repense à mes 4 pages HTML sur mon routeur OpenBSD à la maison et quand je vois ce que la communauté Francophone est devenue, je me dis, chapeau m'sieurs' dames...

Good and bad things

Bien sûr, c'était le 1er PGDay, donc pour le suivant, on fera les choses en plus grand, en plus beau et en plus fort... Il y a eu quelques ratés, dont un mémorable qui m'a valu le 1er rôle aux claquettes pendant qu'on fournissait à l'intervenant la toute dernière version de sa présentation. À vrai dire c'était ma faute :-) Mais bon à part ça, quelques petits trucs çà et là...

En contre-partie, on a fait bien beaucoup, beaucoup d'autres choses. Et là, sincèrement, je suis étonné qu'on ait vu aussi juste pour autant de choses...

Slides!!!

Enfin, je viens de mettre à jour la page du programme sur le site du PgDay: les présentations sont en ligne et bien sûr, téléchargeables (format PDF).

Bonne lecture !

(Mon petit doigt me dit que bientôt il y aura toutes les conférences disponibles en vidéo... mais chuut c'est pas pour tout de suite, les vidéos en sont au montage)

Des références...

Qui utilise PostgreSQL en France, t'as des noms de grands comptes?!!!

Voilà trois fois qu'on me pose cette question, parmi mes connaissances, dans ce dernier mois. J'avais fait un long mail à la première qui me l'avait posée. Puis je me suis servi de ce mail à deux reprises, avec des copier/coller plus ou moins heureux. Autant en faire un billet ici. De toute façon tout cela est de notoriété publique, puisque publié sur le net...


>> Peux-tu me citer quelques références (chez des grands
>> comptes de préférence) d'utilisation de PostgreSQL
>> en France ?

Aucun soucis.

Tout d'abord sur cette page:

http://www.postgresqlfr.org/?q=node/63

J'ai mis en ligne quelques témoignages que j'ai pu récupérer. Je te conseille vivement ceux-cis:

  • le petit dernier: Météo France: il date de fin janvier. Une base de 4.3 Teras

qui fonctionne, et une migration massive d'O***** à PostgreSQL (http://www.postgresqlfr.org/?q=node/1538)

  • je te conseille aussi l'étude de cas de PostGIS à l'IGN, qui a choisi

le couple PostGIS + PostgreSQL en remplacement de technos propriétaires (http://www.postgresqlfr.org/?q=node/1062)

  • toutes les bases de données de la TDF (Télé Diffusion de France,

anciennement connu sous le sigle ORTF) sont sous PostgreSQL. Notamment la partie "TNT" est gérée avec des bdd PostgreSQL (http://www.postgresqlfr.org/?q=node/179)

Ensuite,

Dalibo a apporté son lot de témoignages aussi, grâce à son activité professionnelle.

Par exemple, dans nos clients, nous avons Socopa Valtero, 2ième boucher de france...

François Debray a présenté dans sa conf à Solutions Linux 2007 son utilisation de PostgreSQL dans un contexte industriel:

http://priam.dalibo.net/~jpa/presentation_socopa_solutions_linux_2007.pdf

Nous avons d'autres exemples, juste listés sur notre site ici:

http://www.dalibo.com/-Societe-.html

S'il t'en fallait encore, Dalibo en a d'autres...


Voilà, j'espère que cet extrait de la conversation permettra à d'autres de monter leurs dossiers de choix, et de présenter PostgreSQL à leurs directions.

De toute façon, en bases de données, dès qu'on commence à avoir des besoins sérieux, tôt ou tard, on considère PostgreSQL.

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